Le point d’ironie n°62

Le point d’ironie n°62

Arrivé à la bibliothèque de l’école supérieure d’art d’Avignon, le point d’ironie n°62 carte blanche à Pierre Alechinsky
Venez-vous servir !

« Mon écriture courante est maladroite. C’est normal, je suis un gaucher des années trente — « forcé à droite », disait-on. Une chance ! Ma main gauche est restée libre pour la caresse, la gifle, l’instinct, le dessin. Quand je dessine de grandes lettres au pinceau, c’est toujours de ma gauche main.La droite délègue. Il y a quelques dizaines d’années, j’ai aligné une ribambelle de Titres disponibles. On a beau décrire une image par gestes mimant l’eau, la terre, le ciel et le feu, mieux vaut lui coller un titre. Les tableaux sans titre sont des enfants perdus. J’ai retrouvé cette ribambelle. »

En 1947 Pierre Alechinsky a vingt ans : premières peintures, première exposition. En 1949, il entre au groupe CoBrA, mouvement qui prône la spontanéité, l’expérimentation. Les peintres écrivent et les écrivains peignent. Le groupe se dissout trois ans plus tard. Alechinsky développera ses recherches dans ce sens : dessiner, écrire. Après CoBrA, Micky et Pierre Alechinsky quittent Bruxelles et s’installent à Paris. En 1955, ils se rendent en Extrême-Orient pour tourner un film : Calligraphie japonaise. Dans les années soixante, Alechinsky découvre à New York l’acrylique, laquelle, mieux que la peinture à l’huile, rend son pinceau aussi rapide que la plume de l’écrivain. Et c’est à l’acrylique que désormais il fera ses tableaux à « remarques marginales » : ainsi nomme-t-il ses commentaires dessinés qui se lisent comme des mots.

Merci Agnès B

http://www.pointdironie.com/

Laisser un commentaire

Fermer le menu